pourquoi le déluge

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pourquoi le déluge

Message  Bowman le Jeu 13 Sep - 1:47

Comment un dieu omnipotent, omniscient et bon peut il avoir seulement besoin d'un déluge...
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Bowman

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Besoin du deluge

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:29

Je comprends Bowman que le Saint-Epsprit est en train de toucher ton cœur. Je prie pour toi tout le jours. Ces appels dans ton cœur ne viennent as du néant. Ce n'est pas une blague. Est-ce que Dieu aurait pu choisir de parler a haute voix a tout le habitants delà terre au lieu d’écrire son livre ? Oui.

Est-ce que Dieu pourrait utiliser ce même procédé pour enseigner et diriger les masses ? Oui, néanmoins Il choisis d'utiliser le procédé de choisir quelques personnes un peu partout sur la Terre de les remplir du Saint-Esprit et de parler pour Lui. Il est Dieu Il a le droit de choisir la méthode qu’il veut.

Dans ta question, et elle est très honnête et sincère. Tu sous entends que Dieu est comme le hommes. Imagines être a des milliards de Kilomètres de la terre. Déjà si on voyage en Australie on est totalement dépaysée. Combien plus a des milliards de kilomètres de la terre!
Tu sous entends que le choses de Dieu et de son royaume sont exactement comme celles de la terre. Cela est totalement faux. Beaucoup de choses et des systèmes de la terre, sont un dégoût pour Dieu.

Luc 16:15 'Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.' La fierté est une d'entre elles. Au paradis personne n'a d'attitude frire cela n'existe pas. Imagines habiter dans un entrait ou tout le monde est doux et humble et penses que les autres sont mieux que soi-même ! Et dont le plus grand plaisir est de faire du bien aux autres et d'aimer les autres!
Proverbes 6 :16-19 'Il y a six choses que hait l'Éternel, Et même sept qu'il a en horreur; Les yeux hautains, la langue menteuse, Les mains qui répandent le sang innocent,Le cœur qui médite des projets iniques, Les pieds qui se hâtent de courir au mal, Le faux témoin qui dit des mensonges, Et celui qui excite des querelles entre frères.'
La fierté est une maladie.
Les frères de Jésus lui ont dit 'Mais si tu est le Fils de Dieu pourquoi ne te montres-tu pas ?' Jésus a un caractère très doux, humble et sensible. Jésus n'a rien a voir avec ce monde pris par Satan qui a l'esprit de Satan. La Bible dit que la seule planète qui a péché est la Terre. Sur les milliards de planètes:

Le représentant de la terre est Lucifer : Job 1:6-8 'Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux. L’éternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel: De parcourir la terre et de m'y promener. L’éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'y a personne comme lui sur la terre; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.
Si tu ne croisps dans Lucifer, fait une étude sur le stars comme Van Halen, Lez zeppelin, lady gaga qui font un pacte avec Satan pour avoir tout ce qu-ils veulent. Même Jean Michel Jarre et Mylène farmer ect... Même tout le présidents Américains et de la plupart des gouvernements sont francs-maçons, ils vont au bohemian grove en Californie et adorent une grand image qui représente Satan. Sur le dollar Américain il y a les symboles de l'adoration de Satan. Tout le futur de la France se forme dans la loge d'Orient a Métro Rome donc François Mitterrand et tout les présidents font partit. François Mitterrand 30 Eme degré francs- maçon ! Voir:
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David Gergen de l'administration de Bush s'enerva quand une personne devouvre qu'ils est alle au bohemian grove!

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:30

David Gergen de l'administration de Bush s'enerva quand une personne devouvre qu'ils est alle au bohemian grove!

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Re: pourquoi le déluge

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:45


Pour comprendre la raison du deluge et c'est vrai que Dieu aurait pu utiliser une autre methode comme zaper tout le smechants. Mais le deluge est mieux car une personne qui a fit du mal, s'il pleut pendant beaucoup de jours, ils ont le temps d ereflechir a leur incredulite et a ce qu'ils ont refuse d'ecouter le message de Dieu. C'est vrai c'est tres hors de l'ordinaire. Pourquoi? Car Dieu veut voir qui vas preferer l'aimer a Lui qu'avoir peur de ce que pensent les autes. As-tu peur de ce que pensent les autres Bowman? Jesus t'aimes beaucoup. Tu est la plus belle chose au monde pour Lui. Sait-tu que Dieu penses a toi tout le temps? Ses pensees pour toi sont pus nombreuses que les grains de sable sur la mer. Combien y a t-il de grais d esable sur les plages et dans la mer. Ainsi est l'amour de Dieu pour toi:
Psaumes 139:17 'Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables! Que le nombre en est grand!
Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je m'éveille, et je suis encore avec toi.'

Jeremie 31 :3 'The LORD hath appeared of old unto me, saying, Yea, I have loved thee with an everlastinglove: therefore with lovingkindness have I drawn thee.'

Voici quelques pages qui expliquent en detail ce qu'il s'est passe. En fait c'est de tout le slivres du monde l'exposition le plus profonde de cet evenement et du pourquoi :
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L'origine du mal

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:46

Chapitre 1
L’origine du mal
« Dieu est amour. » Sa nature, ses lois, ses
voies, tout en lui est amour. Tel il est, tel il a été,
tel il sera. En celui « qui siège sur un trône éternel
», qui « habite dans une demeure haute et sainte »,
« il n’y a aucune variation ni aucune ombre de
changement » (1 Jean 4:8; Ésaïe 57:15; Jacques
1:17).
Chaque manifestation de sa puissance créatrice
est l’expression d’un amour infini. A tous les êtres,
la souveraineté de Dieu assure des bienfaits sans
bornes. Le Psalmiste nous le dit en ces termes:
Ton bras est armé de puissance,...
Ta main droite exerce l’autorité suprême.
La justice et le droit sont la base de ton trône;
La bonté et la vérité marchent devant ta face.
Heureux le peuple qui connaît les chants de 6
triomphe:
Il s’avance à la clarté de ta face, ô Éternel!
Il se réjouit en célébrant ton nom chaque jour,
Et il se glorifie de ta justice.
Car c’est toi qui es la splendeur de notre
puissance,...
Oui, notre bouclier protecteur
Est dans les mains de l’Éternel:
Notre roi appartient au saint d’Israël! (Psaumes
89:14-19)
L’histoire du grand conflit entre le bien et le
mal, depuis le jour où il éclata dans le ciel jusqu’à
la répression finale de la révolte et l’extinction
totale du péché, n’est qu’une démonstration de
l’inaltérable amour de Dieu.
Le Maître de l’univers n’est pas seul dans
l’accomplissement de son grand œuvre. Il y est
secondé par un Être capable d’apprécier ses
desseins et de partager la joie qu’il trouve dans le
bonheur de ses créatures. « Au commencement
était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la
Parole était Dieu. Elle était au commencement avec 7
Dieu. » (Jean 1:1, 2) La Parole, c’est-à-dire le Fils
unique de Dieu, n’est qu’un avec le Père éternel:
un par sa nature, un par son caractère, un dans ses
desseins. Il est le seul Être qui puisse entrer dans
tous ses conseils et partager toutes ses pensées. «
On l’appellera le Conseiller admirable, le Dieu fort,
le Père d’éternité, le Prince de la Paix » (Ésaïe 9:5),
« Celui dont l’origine remonte aux temps anciens,
aux jours éternels » (Michée 5:1).
Il le déclare lui-même:
Moi, la Sagesse,...
L’Éternel m’avait auprès de lui quand il
commença son œuvre,
Avant même ses créations les plus anciennes.
J’ai été formé dès l’éternité,
Dès le commencement, dès l’origine de la
terre...
Quand il posait les fondements de la terre,
J’étais auprès de lui, son ouvrière.
J’étais ses délices tous les jours,
Et sans cesse je me réjouissais en sa présence.
(Proverbes 8:22-30) 8
C’est par son Fils que Dieu a créé tous les êtres
célestes. « C’est en lui que tout a été créé, ... les
trônes, les dominations, les autorités, les
puissances: tout a été créé par lui et pour lui. »
(Colossiens 1:16) Ministres de Dieu, les anges, tout
resplendissants de la lumière de sa présence,
s’élancent, d’un vol rapide, pour exécuter ses
volontés. Mais celui qui, au-dessus d’eux tous,
exerce le commandement suprême, c’est le Fils,
c’est l’Oint de l’Éternel, « le rayonnement de sa
gloire », « l’empreinte même de sa personne »,
celui qui soutient « tout de sa parole puissante ».
C’est « un trône glorieux, exalté de tout temps »,
que le lieu de son sanctuaire (Hébreux 1:3, 8;
Jérémie 17:12). « Le sceptre de sa royauté est un
sceptre d’équité. » Il est environné de « splendeur
et de majesté, de force et de magnificence ». « La
bonté et la vérité marchent devant sa face. »
(Psaumes 96:6; 89:15)
A la base du gouvernement de Dieu se trouve
une loi juste, une loi d’amour, une loi sublime
assurant le bonheur de tous les êtres responsables 9
qui s’inclinent avec joie devant ses injonctions. De
ses créatures, Dieu demande une soumission
intelligente faite d’amour, de confiance et
d’admiration. Ne pouvant accepter de leur part une
obéissance forcée, il leur accorde une entière
liberté, condition essentielle d’un service
volontaire.
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L'origine du mal Pt 2

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:47

Aussi longtemps que régna, dans l’univers de
Dieu, cette obéissance, la paix fut parfaite. L’armée
céleste mettait ses délices à seconder les plans de
son Créateur, à réfléchir sa gloire et à chanter ses
louanges. L’amour envers Dieu était suprême; celui
des êtres célestes les uns pour les autres était pur et
plein d’abandon. Aucune note discordante ne
troublait les harmonies célestes.
Mais cet heureux état de choses prit fin. Il y eut
un être qui pervertit la liberté accordée par Dieu à
ses créatures. Le péché naquit dans le cœur d’un
ange auquel, après Jésus-Christ, le Père éternel
avait conféré le plus d’honneur et de gloire.
Saint, immaculé, attaché à la personne ineffable 10
du Créateur, Lucifer, le « fils de l’aurore », était à
l’origine l’un des deux « chérubins protecteurs » et,
comme tel, baigné par les rayons éternels de la
gloire divine. « Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel:
Tu étais le couronnement de l’édifice, plein de
sagesse, parfait en beauté. Tu te trouvais dans
l’Eden, le jardin de Dieu. Tu étais couvert de
pierres précieuses de toutes sortes... Je t’avais oint
pour être un chérubin protecteur. Je t’avais établi
sur la sainte montagne de Dieu; tu marchais au
milieu des pierres aux feux éclatants. Tu fus
irréprochable dans ta conduite, depuis le jour où tu
fus créé, jusqu’au temps où l’iniquité parvint à
pénétrer chez toi. » (Ézéchiel 28:12-15, 17)
Imperceptiblement, Lucifer se laissa bercer par
des pensées ambitieuses. « Ton cœur s’est
enorgueilli de ta beauté; et ton opulence t’a fait
perdre la sagesse. » (Ézéchiel 28:12-15, 17) « Tu
disais en ton cœur: Je monterai au ciel, j’élèverai
mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; ... je serai
semblable au Très-Haut. » (Ésaïe 14:13, 14) Cet
ange puissant, dont toute la gloire venait de Dieu,
en vint à la considérer comme lui appartenant en 11
propre. Non content d’occuper une place qui
l’élevait au-dessus de toute l’armée des anges, il
osa convoiter des hommages qui n’étaient dus
qu’au Créateur. Au lieu d’encourager tous les êtres
célestes à faire de Dieu l’objet suprême de leur
adoration et de leur obéissance, il se mit à attirer
sur lui leur affection et leurs loyaux services, allant
jusqu’à convoiter les honneurs dont l’Être infini
avait investi son Fils comme sa prérogative
exclusive.
La parfaite harmonie qui avait régné dans le
ciel fut alors rompue. La disposition de Lucifer à
servir ses intérêts plutôt que ceux de son Créateur
fut notée avec appréhension par les êtres célestes
pour qui la gloire de Dieu était suprême. Dans
l’assemblée des anges, des voix suppliantes
invitèrent leur chef à revenir sur ses pas. Le Fils de
Dieu lui représenta la grandeur, la bonté et la
justice du Créateur, ainsi que le caractère sacré et
inviolable de sa loi. « C’est Dieu lui-même, lui ditil, qui a établi l’ordre du ciel. En t’insurgeant
contre cet ordre, Lucifer, tu déshonores l’auteur de
tes jours, et tu vas au-devant de ta ruine. » Mais cet 12
avertissement ne fit qu’exciter chez l’ange
séditieux un esprit de résistance, et qu’envenimer
sa jalousie à l’égard du personnage auguste qui lui
parlait avec tant de bonté et de pitié.
Disputer la suprématie du Fils de Dieu, et
blâmer ainsi la sagesse et l’amour du Créateur, telle
fut dès lors la détermination de ce prince des
armées célestes. En vue du succès de ce dessein, il
résolut d’utiliser toute l’énergie d’une intelligence
surhumaine. Mais celui qui garantit à toutes ses
créatures une pleine liberté de volonté et d’action
ne voulut pas qu’aucune d’elles restât ignorante des
sophismes dont s’enveloppait le parti de la révolte.
Avant le grand combat qui allait s’ouvrir, il fallait
que tous comprissent clairement quelle était la
volonté de celui à la sagesse et à la bonté duquel ils
devaient leur félicité.
Le Roi de l’univers réunit les armées célestes
pour leur faire connaître la dignité de son Fils et le
caractère de ses relations avec tous les êtres créés.
Sur un même trône étaient assis le Père et le Fils;
une même auréole de gloire les enveloppait. 13
Autour du trône se rassembla, par « myriades de
myriades et milliers de milliers », la foule
innombrable des anges (Voir Apocalypse 5:11)
placés dans l’ordre de leur rang, à la fois ministres
et sujets, mais tous nimbés par la gloire dont
rayonne le trône de la Divinité.
Devant cette multitude, le Roi déclare que,
seul, son Fils unique est admis à entrer pleinement
dans ses conseils, et que c’est à lui qu’est confiée
l’exécution des desseins de sa volonté. C’est lui, le
Fils de Dieu, qui, de par la volonté du Père, a créé
toutes les armées du ciel, et à qui, comme à Dieu,
appartiennent leur allégeance et leurs hommages.
Le Fils va d’ailleurs exercer encore la puissance
divine en créant la terre et ses habitants, mais sans
briguer jamais aucun pouvoir, aucune gloire
personnelle contraire à la volonté de Dieu, étant
uniquement préoccupé d’exalter le pouvoir de son
Père et d’exécuter les plans de sa munificence.
A l’ouïe de ces paroles, les anges reconnaissent
avec transports la suprématie du Fils. Ils se
prosternent devant lui et lui offrent leur amour et14
leur adoration. Lucifer s’incline avec eux. Mais
dans son cœur se livre, entre la vérité et la loyauté,
l’envie et la jalousie, un effroyable combat. La
vague d’enthousiasme soulevée par les anges
semble d’abord l’entraîner avec eux. Les puissants
et mélodieux accords des hymnes de louange,
amplifiés par des milliers de voix, paraissent avoir
étouffé en lui l’esprit du mal. Frémissant d’une
émotion inexprimable, il se joint aux accents
d’adoration qui, de la multitude angélique, montent
vers le Père et le Fils. Mais il est bientôt envahi de
nouveau par l’orgueil et l’obsession de sa propre
gloire. Il s’abandonne de nouveau à la soif de
suprématie et à l’envie vis-à-vis du Fils bien-aimé.
Il oublie que les honneurs dont il est lui-même
l’objet sont un pur don de la bonté divine et
réclament sa gratitude. Infatué de son éclat et de sa
prééminence, il aspire, malgré tout, à être égal à
Dieu. N’est-il pas aimé et vénéré par l’armée
céleste? Les anges ne sont-ils pas ravis d’exécuter
ses ordres? Ne les surpasse-t-il pas tous en
honneurs et en sagesse? Pourquoi le Fils de Dieu
est-il plus élevé que lui? Pourquoi partage-t-il seul
avec le Père la puissance et l’autorité suprêmes?
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L'origine du mal PT3

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:50

Pourquoi est-ce au Fils qu’est dévolue la
suprématie? Pourquoi est-il plus honoré que moi?
Lucifer quitte le poste qu’il occupe en la
présence immédiate de Dieu, et s’en va propager
son esprit de mécontentement parmi les anges. Il
opère dans l’ombre, et voile pour un temps son
véritable dessein sous une apparence de respect
pour l’Être suprême. Il commence par insinuer des
doutes au sujet des lois qui gouvernent les êtres
célestes. Il suggère que si ces lois sont
indispensables pour les habitants des mondes créés,
elles ne le sont pas pour les anges qui, plus élevés,
peuvent se gouverner par leur propre sagesse.
L’honneur de Dieu ne peut souffrir de notre part
aucun dommage, observe-t-il. Toutes nos pensées
sont saintes. Pas plus que Dieu lui-même, nous ne
pouvons tomber dans l’erreur. L’élévation du Fils à
l’égal du Père est donc une injustice à l’égard de
Lucifer qui a les mêmes droits à être révéré et
honoré. Et si le premier des anges était admis à
occuper la position élevée qui lui est due, ce serait
à l’avantage de toute l’armée du ciel, à laquelle il
se propose de procurer la liberté, tandis que la 16
liberté dont nous avons joui jusqu’ici vient de
prendre fin. Un Maître absolu vous a été donné,
devant l’autorité duquel tous doivent s’incliner.
Telles étaient les subtiles erreurs qui gagnaient
rapidement du terrain dans les cours célestes.
En réalité, aucun changement ne s’était produit
quant à la position et à l’autorité du Fils de Dieu.
Ses prérogatives n’avaient jamais varié: elles
avaient seulement dû être réaffirmées en raison des
prétentions et des insinuations séditieuses de
Lucifer, insinuations qui avaient réussi à aveugler
un grand nombre d’anges.
A la faveur de la confiance affectueuse et
loyale que lui accordaient les êtres saints placés
sous ses ordres, Lucifer mettait tant d’astuce à
injecter dans leur esprit ses doutes et son aigreur,
qu’ils ne s’apercevaient pas de son jeu. Celui-ci
consistait à placer les desseins de Dieu sous un
faux jour, qui les dénaturait, de façon à engendrer
le mécontentement et la dissidence. Habilement, il
amenait ses auditeurs à exprimer leurs propres
pensées; puis, au moment propice, il répétait leurs17
paroles pour prouver qu’ils n’étaient pas
entièrement d’accord avec le gouvernement divin.
Tout en professant lui-même une parfaite loyauté à
l’égard de Dieu, il assurait que la stabilité de son
gouvernement profiterait certainement de quelques
changements dans l’organisation et dans les lois du
ciel. Avec une habileté consommée, il prétendait
n’avoir d’autre désir que de maintenir la loyauté,
l’harmonie et la paix. Tout en travaillant à
fomenter l’opposition à la loi de Dieu et à inoculer
ses propres sentiments aux anges qui lui étaient
confiés, il prétendait combattre la discorde et
affermir l’ordre établi.
Ainsi allumé, l’esprit de révolte poursuivait son
œuvre néfaste. Sans que l’on remarquât aucune
rupture ouverte, un partage d’opinions s’opérait
parmi les anges. Quelques-uns envisageaient avec
faveur les insinuations de Lucifer contre le
gouvernement divin. Jusque-là en parfaite
harmonie avec l’état de choses existant, ils se
sentaient maintenant malheureux de ne pouvoir
s’ingérer dans les conseils impénétrables de Dieu et
contrariés de l’exaltation de son Fils. Cette 18
catégorie d’anges était prête à seconder Lucifer
dans son ambitieuse révolte contre l’Être suprême.
D’autre part, les anges fidèles soutenaient la
sagesse et la justice de ses décrets, et intervenaient
auprès du chef des séditieux pour s’efforcer de le
réconcilier avec l’ordre établi.
Notre chef, disaient-ils, c’est le Fils de Dieu. Il
était un avec le Créateur bien avant notre existence.
Il a toujours occupé une place à la droite du Père.
Sa suprématie, riche en bienfaits pour tous ceux qui
en ont bénéficié, n’a jamais encore été mise en
doute, ni l’harmonie du ciel interrompue. Pourquoi
la discorde éclaterait-elle maintenant? Augurant
que cette dissension n’engendrerait que d’affreuses
conséquences, les anges loyaux conjuraient les
mécontents de renoncer à leurs propos et de rester
fidèles à Dieu et à son gouvernement.
Conformément à son caractère miséricordieux,
le Créateur supporta longtemps la cabale de
Lucifer. L’esprit de contradiction et de révolte
n’avait jamais encore fait son apparition dans le
ciel. C’était un élément nouveau, étrange, 19
mystérieux, inexplicable. Lucifer lui-même ne
s’était pas d’abord rendu compte du vrai caractère
de ses sentiments. Au début, il avait même craint
d’exprimer les mouvements et les divagations de
son cœur. Ne les ayant pas repoussés, il était allé à
la dérive. Pour le convaincre de son erreur, tous les
moyens que la sagesse et l’amour infinis purent
imaginer furent mis en œuvre. On lui prouva que
son mécontentement était sans raison. On lui fit
entrevoir quel serait le résultat de sa persistance
dans sa mutinerie. Finalement, Lucifer comprit
qu’il avait tort, et que « l’Éternel est juste dans tous
ses actes, et miséricordieux dans toutes ses œuvres
» (Psaumes 145:17). Il reconnut que les divins
statuts sont droits, et consentit à le proclamer
devant tous les habitants du ciel.
S’il avait donné suite à cette conviction, il
aurait pu se sauver lui-même et avec lui un grand
nombre d’anges. Jusqu’à ce moment-là, bien qu’il
eût abandonné sa place de chérubin protecteur, il
n’avait pas complètement secoué le joug. S’il avait
voulu revenir en arrière et glorifier la sagesse du
Créateur, satisfait de la place qui lui avait été 20
assignée dans le plan divin, il eût été réintégré dans
sa charge. L’heure avait sonné pour lui de prendre
une décision finale: ou reconnaître la souveraineté
divine, ou se révolter ouvertement. Il fut tout près
de rebrousser chemin. Seul son orgueil l’en
empêcha. Lui, si hautement honoré, confesser qu’il
avait été dans l’erreur et que ses soupçons étaient
faux; se courber sous une autorité qu’il avait
combattue comme injuste! Ce sacrifice lui parut
trop grand.
Dans sa compassion pour Lucifer et ses
sympathisants, le Créateur s’efforçait encore de les
arrêter sur le bord de l’abîme dans lequel ils étaient
sur le point de sombrer. Mais, falsifiant cette
miséricorde, Lucifer prétendit que la patience
divine était un hommage rendu à sa supériorité, et
que le Roi de l’univers accepterait finalement ses
conditions. Si vous restez inébranlables, dit-il à ses
partisans, vous aurez gain de cause. Persistant dans
son attitude, il entra résolument en lutte avec son
Créateur.
Voilà comment Lucifer, le « porte-lumière », 21
celui qui avait été participant de la gloire de Dieu
et même attaché au trône, prévariqua et devint
Satan, « l’adversaire » de Dieu et des êtres saints,
le destructeur de ceux qui avaient été confiés à sa
garde et à sa direction.
Repoussant désormais avec dédain les
arguments et les supplications des anges fidèles, il
les qualifia d’esclaves et d’égarés. La préférence
accordée au Fils de Dieu, leur dit-il, est un acte
d’injustice envers moi et envers toute l’armée du
ciel. Je ne me soumettrai pas davantage à cette
usurpation de mes droits et des leurs. Jamais plus,
ajouta-t-il, je ne reconnaîtrai la suprématie du Fils.
J’ai décidé de réclamer l’honneur qui doit m’être
dévolu, et de prendre sous mes ordres tous ceux qui
voudront être mes disciples. Je leur promets un
gouvernement nouveau et meilleur, qui garantira à
chacun la liberté. Un grand nombre d’anges
annoncèrent leur détermination de le prendre pour
chef. Flatté de la faveur avec laquelle ses avances
étaient reçues, Lucifer se prit à espérer que tous les
anges passeraient de son côté et qu’il deviendrait
l’égal de Dieu. 22
Encore une fois, les anges fidèles le conjurent,
lui et ses sympathisants, de se soumettre à Dieu. Ils
leur représentent le résultat inévitable de leur refus.
Celui qui vous a créés, disent-ils, peut arrêter votre
entreprise et punir sévèrement votre faction
séditieuse. Nul ange ne peut combattre la loi de
Dieu avec succès; elle est aussi sacrée que luimême. A tous, ils donnent le conseil de faire la
sourde oreille aux raisonnements séducteurs de
Lucifer, et ils adjurent ce dernier et ses partisans de
se rendre immédiatement en la présence de Dieu
pour lui confesser leur erreur d’avoir mis en doute
sa sagesse et son autorité.
Beaucoup de dissidents furent disposés à
renoncer à leur défection et à recouvrer la faveur de
Dieu et de son Fils. Mais Satan avait une autre ruse
en réserve. Il déclara que ceux qui s’étaient joints à
lui étaient allés trop loin. Connaissant la loi divine,
il savait qu’il n’y avait plus de pardon pour eux, et
que ceux qui se soumettraient à l’autorité du ciel
seraient destitués. Quant à moi, continua-t-il, je
suis déterminé à ne jamais plus m’incliner devant 23
l’autorité du Vice-Roi. La seule chose qu’il nous
reste à faire, à vous et à moi, c’est de revendiquer
notre liberté; c’est de nous emparer par la force des
droits qu’on ne nous accorde pas de bon gré.
En ce qui concernait Satan lui-même, il était
exact qu’il était allé trop loin pour revenir en
arrière. Il n’en était pas de même de ceux qui
s’étaient laissé aveugler par ses sophismes. Les
conseils et les prières des anges loyaux leur
ouvraient une porte de salut. S’ils en avaient
accepté l’offre, ils auraient pu s’arracher aux
pièges de Satan. Mais l’orgueil, l’affection qu’ils
portaient à leur chef et le désir de jouir de libertés
illimitées l’emportèrent, et les tendres appels de la
miséricorde divine furent définitivement rejetés.
Dieu avait permis à Satan de mener son
entreprise jusqu’au moment où la révolte s’était
manifestée en plein jour. Chérubin honoré de
l’onction sacrée, objet de très grands honneurs,
passionnément aimé des êtres célestes, Lucifer
exerçait sur ceux-ci une influence considérable.
Pour que la vraie nature et la tendance de son 24
projet pussent être reconnues de tous, il fallait que
ses plans arrivassent à maturité. Le gouvernement
de Dieu renfermait non seulement les habitants du
ciel, mais ceux de tous les mondes créés, que
Lucifer espérait entraîner, eux aussi, comme les
anges, dans sa révolte. Il avait mené sa campagne
avec une habileté et une puissance de séduction
extraordinaires, recourant tour à tour au sophisme
et au mensonge. Se couvrant d’un voile
d’hypocrisie, et accomplissant tous ses gestes dans
le mystère, il avait fermé le chemin à celui qui
aurait voulu le dévoiler sous son vrai jour. Avant le
plein épanouissement de son complot, il était
impossible d’en démasquer la laideur, d’y voir une
révolte ou même d’imaginer où elle allait aboutir.
Les bons anges eux-mêmes ne décelaient pas son
vrai caractère ni les conséquences de son œuvre.
Aussi, dès le début, Lucifer avait-il gagné du
terrain. Il avait opéré de façon à rester en dehors du
débat. Il mettait ses propres agissements au compte
des anges, et accusait d’indifférence aux intérêts
des êtres célestes ceux qu’il ne pouvait amener
complètement à son bord. Il obscurcissait, par des 25
arguments subtils, tous les desseins de Dieu. Ce qui
était élémentaire devenait mystérieux. Par
d’habiles perversions, il semait le doute sur les plus
simples déclarations de l’Éternel. Et sa haute
position, qui l’associait étroitement au
gouvernement divin, donnait d’autant plus de poids
à ses affirmations.
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http://www.youtube.com/watch?v=2VdsFus_RHw
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L'origine du mal Pt 4

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:51

Satan, par la flatterie et la fraude, avait falsifié
la parole de Dieu et dénaturé ses méthodes de
gouvernement. Il avait prétendu qu’en imposant
des lois aux anges, Dieu était injuste, et qu’en
exigeant de ses créatures soumission et obéissance,
il n’avait en vue que son exaltation personnelle;
tandis que, pour lui, son but était de procurer le
bonheur de l’univers. En revanche, Dieu ne pouvait
employer que des moyens conformes à la vérité et
à la justice. Pour démontrer devant les habitants du
ciel et de tous les mondes que son gouvernement
est juste et sa loi parfaite, pour que chacun vît
clairement le vrai caractère et le but réel de
l’usurpateur, il était nécessaire que ses prétentions
impies eussent le temps de se démolir elles-mêmes
par leurs lamentables conséquences. Le séducteur 26
devait être démasqué devant l’univers tout entier.
La discorde qu’il avait déchaînée dans le ciel et
tout le mal qui en était résulté étaient, selon Satan,
attribuables à l’administration divine. Son but, à
lui, avait été d’amender les statuts du Très-Haut.
En conséquence, Dieu lui permit de démontrer la
valeur de ses prétentions et les effets des
changements qu’il proposait d’apporter aux lois du
ciel.
En vertu d’une sagesse infinie, Lucifer fut
chassé du ciel et non pas détruit. Dieu ne pouvant
accepter qu’une obéissance dictée par l’amour, la
fidélité de ses créatures doit reposer sur la
conviction de sa justice et de sa bonté. Or, si la
destruction de Satan avait eu lieu alors, les
habitants du ciel et des mondes — ne comprenant
pas encore la nature et les conséquences du péché
— n’eussent pas été à même de discerner la justice
divine. Si l’ange rebelle avait été immédiatement
exclu du nombre des vivants, beaucoup d’êtres
auraient servi Dieu par crainte plutôt que par
amour. L’influence du séducteur n’eût pas 27
complètement disparu; son esprit de rébellion n’eût
pas été totalement extirpé. Pour le bien de l’univers
entier à travers les âges infinis, il fallait qu’il pût
développer plus entièrement ses principes. Ainsi,
tous les êtres créés verraient ses attaques contre
l’administration céleste sous leur vrai jour. Les
attributs divins de justice et de miséricorde, comme
l’immutabilité de la loi de Dieu, ne pourraient plus
jamais être mis en doute.
La révolte de Satan devait servir de leçon à
l’univers durant tous les âges futurs, et constituer
un témoignage perpétuel contre la nature du péché
et de ses effroyables résultats. Dieu a voulu que les
effets de la politique de Satan sur les hommes et les
anges démontrassent à quoi aboutit le rejet de son
autorité. Il a voulu témoigner que le bonheur de
toutes les créatures issues de sa puissance créatrice
est inséparable de l’existence de son
gouvernement. Ainsi l’histoire de cette aventure
effroyable sera une sauvegarde perpétuelle destinée
à préserver tous les êtres saints de la séduction du
péché et de ses douloureuses conséquences. 28
Celui qui règne dans les cieux voit la fin dès le
commencement. Devant lui les mystères du passé
et de l’avenir sont comme un livre ouvert. Par delà
les souffrances, les ténèbres et les ruines
accumulées par le péché, il contemple
l’épanouissement de son grand œuvre d’amour. Si
« la nuée et l’obscurité l’environnent, la justice et
le droit sont [néanmoins] la base de son trône »
(Psaumes 97:2). Et voilà ce que comprendront un
jour, fidèles ou infidèles, tous les habitants de
l’univers.
... Son œuvre est parfaite,
Car tous ses desseins sont justes.
C’est un Dieu fidèle et sans iniquité;
Il est juste et droit (Deutéronome 32:4 - Voir,
plus loin, le (chapitre 29): « Satan et la loi de Dieu
»). 29
http://www.bible-tube.com/reine-margot.php
http://www.youtube.com/watch?v=ebvtfeKq4v8
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La creation Pt1

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:53

Chapitre 2
La création
Les cieux ont été créés par la parole de
l’Éternel,
Et toute leur armée par le souffle de sa
bouche...
Car il parle, et la chose existe;
Il commande, et elle paraît...
Il a posé la terre sur ses fondements:
Elle ne sera jamais ébranlée.
(Psaumes 33:6, 9; 104:5)
Lorsqu’elle sortit des mains du Créateur, la
terre était d’une éclatante beauté. Sa surface était
ondulée de montagnes et de collines, parsemée de
lacs délicieux et arrosée de superbes fleuves. Mais
ces collines et ces monts n’étaient pas, comme
aujourd’hui, escarpés, raboteux, échancrés de
précipices béants et de gouffres sans fond. Les
aspérités et les âpres rugosités de la charpente
terrestre étaient recouvertes d’un sol fécond, d’où30
s’échappait partout une luxuriante végétation. Pas
de landes stériles, ni de fétides marécages. L’œil ne
rencontrait que gracieux arbustes et fleurs
délicates. Les hauteurs étaient couronnées d’arbres
majestueux aux dimensions inconnues aujourd’hui.
L’air, exempt de tout miasme, de toute infection,
était pur et sain. Le paysage tout entier surpassait
en beauté les jardins royaux les mieux entretenus,
et l’armée des anges, en contemplant cette scène,
bénissait Dieu de ses œuvres merveilleuses.
Des que la terre fut couverte de végétation et
peuplée d’animaux innombrables, l’homme, chefd’œuvre de la création, l’être pour lequel ce séjour
enchanteur venait d’être préparé, fut appelé à
l’existence. Il reçut la domination de tout ce
qu’embrassaient ses regards. « Alors Dieu dit:
Faisons l’homme à notre image, selon notre
ressemblance, et qu’il règne... sur la terre entière.
... Ainsi Dieu créa l’homme à son image. ... Il créa
un homme et une femme. » (Genèse 1:26, 27)
Tel est le récit sacré des origines du genre
humain. Sa clarté et sa précision excluent toute 31
idée erronée. « Dieu créa l’homme à son image. »
Il n’y a pas de mystère sous cette parole. Elle ne
donne nullement lieu de supposer que l’homme
n’est que le dernier échelon d’une lente évolution
ayant son point de départ dans les organismes
inférieurs de la vie animale ou végétale. Cette
théorie annule l’œuvre grandiose du Créateur. On a
tellement à cœur, aujourd’hui, d’ôter à Dieu sa
souveraineté sur l’univers, que l’on dépouille
l’homme de sa divine origine. Celui qui avait semé
dans l’espace les mondes étoilés; qui avait donné
leur coloris aux fleurs des champs; qui avait orné la
terre et les cieux des merveilles de sa puissance,
voulut couronner son œuvre glorieuse en lui
donnant un dominateur, et il créa un être digne de
la main qui lui donnait la vie. La généalogie de
notre race, telle que nous la donne le volume
inspiré, ne la fait pas remonter à une succession
d’infusoires, de mollusques et de quadrupèdes se
transformant peu à peu: elle la fait remonter au
Créateur. Bien que tiré de la poudre de la terre,
Adam était cependant « fils de Dieu » (Luc 3:38).
En sa qualité de représentant de l’Être suprême, 32
Adam fut constitué maître du règne animal. Privés
de la faculté de comprendre et de reconnaître la
souveraineté de Dieu, les animaux sont capables
d’aimer l’homme et de le servir. Le Psalmiste a dit:
Tu as donné... au fils de l’homme... l’empire
sur les œuvres de tes mains;
Tu as mis toutes choses sous ses pieds:
Les brebis comme les bœufs,
Et même les bêtes sauvages,...
Tout ce qui parcourt les sentiers des mers.
(Psaumes 8:7-9)
L’homme devait porter l’image de Dieu, aussi
bien physiquement que par son caractère. Le Fils
de Dieu seul est « l’empreinte même » du Père
(Hébreux 1:3); mais l’homme a été fait « selon sa
ressemblance ». Sa nature était en harmonie avec la
volonté du Créateur; son intelligence pouvait
s’élever jusqu’aux choses divines; ses affections
étaient pures; ses appétits et ses passions, sous
l’ascendant de la raison. Il était saint, heureux de
porter l’image de Dieu, et parfaitement soumis à sa
volonté. 33
En sortant des mains de son Créateur, Adam
était d’une taille élancée et parfaitement
harmonieuse. Son visage vermeil resplendissait de
santé, de vie et de joie. Sa stature était de beaucoup
supérieure à celle des hommes de la génération
présente. Ève lui était inférieure en stature; ses
formes étaient pleines de noblesse et de grâce.
Dans son innocence, le premier couple ne portait
aucun vêtement artificiel: il était nimbé, ainsi que
les anges, d’un voile de lumière et de gloire, qu’il
conserva aussi longtemps qu’il resta obéissant.
Après la création de l’homme, Dieu fit passer
devant lui tous les animaux de la terre pour leur
donner des noms. Adam vit bien que chacun d’eux
avait sa compagne; mais, parmi toutes les créatures
que Dieu avait faites, il n’en trouva aucune qui lui
ressemblât (Genèse 2:20). Alors « l’Éternel Dieu
dit: Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui
ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2:18)
L’homme a été fait pour vivre en société, et
non pas dans la solitude. Sans compagne, ni les 34
beautés de l’Eden, ni le charme de ses occupations,
ni même ses relations avec les anges n’eussent
procuré au premier homme un bonheur parfait.
Sans une compagne de même nature que lui,
aimante et digne d’être aimée, son besoin de
sympathie et de sociabilité n’eût pas été satisfait.
Cette compagne, Dieu la donna lui-même à Adam.
Il lui fit « une aide semblable à lui », à savoir un
être qui pût vivre auprès de lui, partager ses joies et
répondre à ses affections. Pour marquer qu’elle
n’était pas destinée à être son chef, pas plus qu’à
être traitée en inférieure, mais à se tenir à son côté
comme son égale, aimée et protégée par lui, Ève
fut tirée d’une de ses côtes. Os de ses os, chair de
sa chair, la femme était une autre partie de luimême, signe sensible et frappant de l’union intime
et de l’attachement profond qui devaient
caractériser leurs rapports. « Jamais un homme n’a
haï sa propre chair; mais il la nourrit, et en prend
soin. » « C’est pourquoi l’homme laissera son père
et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils
deviendront une seule chair (Éphésiens 5:29);
Genèse 2:24. » 35
C’est Dieu qui célébra le premier mariage.
Cette institution a ainsi pour fondateur le Créateur
de l’univers. « Que le mariage soit respecté. »
(Hébreux 13:4) C’est l’un des premiers dons de
Dieu à l’homme; et c’est l’une des deux institutions
qu’Adam emporta avec lui lorsque, après sa chute,
il franchit les portes du Paradis. Quand les
principes divins sont respectés, le mariage est un
bienfait. Il est la sauvegarde de la pureté et du
bonheur de l’homme. Il pourvoit à ses besoins
sociaux, il élève sa nature physique, intellectuelle
et morale.
« Puis l’Éternel planta un jardin en Éden, du
côté de l’Orient, et il y plaça l’homme qu’il avait
formé. » (Genèse 2:Cool Tout ce que Dieu avait fait
n’était que beauté et perfection, et rien ne semblait
manquer au bonheur du premier couple. Mais le
Créateur voulut lui donner une autre preuve de
bonté en lui préparant un jardin qui fût sa demeure
particulière. Dans ce jardin étaient plantés des
arbres de toutes les variétés, dont un grand nombre
étaient chargés de fruits ou exhalaient des parfums
délicieux. La vigne y poussait en hauteur, laissant36
gracieusement ployer ses sarments sous le poids
d’un fruit succulent, coloré des teintes les plus
riches et les plus variées. La tâche d’Adam et
d’Ève consistait à tresser ces sarments en arcades
et en berceaux pour faire des demeures vivantes,
tapissées de feuillage et de fruits. Partout on voyait
des fleurs odoriférantes de toutes les couleurs. Au
milieu du jardin se dressait l’arbre de vie, dont la
beauté éclipsait tous les autres. Son fruit, qui
ressemblait à des pommes d’or et d’argent, avait la
propriété de prolonger la vie.
La création était désormais complète. « Ainsi
les cieux et la terre furent achevés avec tout ce qui
s’y trouve. » « Dieu contempla ce qu’il avait fait, et
il vit que cela était très bien. » (Genèse 2:1-3; 1:31)
L’Éden s’étalait sur la terre épanouie. Adam et Ève
avaient un libre accès à l’arbre de vie. Nulle trace
de péché, nulle ombre de mort ne ternissait cette
superbe création.
Les étoiles du matin entonnaient des chants
d’allégresse,
Et les fils de Dieu [les anges] poussaient des 37
acclamations.
(Job 38:7)
Le Créateur avait jeté les fondements de la
terre. Il l’avait enrichie de beauté et d’harmonie,
parsemée d’objets utiles à l’homme, et y avait
prodigué les merveilles de la terre et de la mer. Le
grand œuvre de la création fut achevé en six jours.
Alors Dieu « se reposa, le septième jour, de toute
l’œuvre qu’il avait accomplie. Ainsi, Dieu bénit le
septième jour et il le sanctifia, parce qu’en ce jourlà il s’était reposé de toute l’œuvre dont il était
l’auteur et le Créateur. » (Psaumes 19:2, 3)
Contemplant avec satisfaction l’œuvre de ses
mains, où tout était parfait, Dieu se reposa, non pas
comme le fait l’homme à la fin de sa journée, mais
pour marquer sa joie à la vue des œuvres de sa
sagesse, de sa bonté et de sa gloire.
Après s’être reposé au septième jour, Dieu le
sanctifia, c’est-à-dire qu’il le mit à part, comme
jour de repos à l’usage de l’homme. Appelé à
suivre l’exemple de son Créateur, celui-ci devra
consacrer au repos ce jour sacré, afin qu’en 38
contemplant les cieux et la terre, il puisse élever sa
pensée vers les œuvres de Dieu, le cœur débordant
de révérence et d’amour pour l’auteur de ses jours.
C’est dans le jardin d’Éden que le Seigneur
établit le mémorial de son œuvre créatrice. Ce jour
de repos fut confié à Adam, père et représentant de
toute la famille humaine. Son observation devait
être, de la part de tous ceux qui habiteraient sur la
terre, un acte de gratitude envers Dieu, leur
Créateur et légitime Souverain. Cette institution,
qui avait un caractère absolument commémoratif,
devenait le partage de toute l’humanité. N’ayant
rien de symbolique, elle n’était pas limitée à
quelque peuple particulier.
Même dans le Paradis, l’homme avait besoin,
un jour sur sept, de cesser son activité terrestre
pour se vouer plus complètement à la
contemplation des œuvres créées, écouter la nature
parler à ses sens et proclamer qu’il y a un Dieu
vivant, qui est le Maître suprême et le Créateur de
tout ce qui existe. 39
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
Et le firmament proclame l’œuvre de ses mains.
Le jour en parle au jour,
Et la nuit en donne connaissance à la nuit.
(Job 37:16)
Les beautés de la nature sont un signe de
l’amour de Dieu. Cet amour éclate dans les
ravissants paysages ornés d’arbres majestueux,
dans les boutons de fleurs et leurs délicates
corolles. Tout nous le rappelle. Or, le sabbat,
dirigeant sans cesse les yeux des hommes vers
celui qui les a créés, les convie à ouvrir le grand
livre de la nature et à y lire la puissance, la sagesse
et l’amour du Créateur.
Bien que créés innocents et saints, nos premiers
parents n’échappaient pas à la possibilité de faire le
mal. Doué du libre arbitre, à même d’apprécier la
sagesse et la bienveillance de Dieu, ainsi que la
justice de ses exigences, l’homme restait
parfaitement libre d’obéir ou de désobéir. Il
jouissait de la société de Dieu et des saints anges;
mais il ne pouvait être en état d’éternelle sécurité, 40
tant que sa fidélité n’avait pas été mise à l’épreuve.
Ainsi, dès le début, une restriction lui fut imposée,
qui mit une bride à l’égoïsme, cette passion fatale
qui avait causé la perte de Satan.
L’arbre de la connaissance placé au milieu du
jardin, près de l’arbre de vie, devait servir à
éprouver l’obéissance et la reconnaissance de nos
premiers parents. Admis à manger librement du
fruit de tous les autres arbres, ils ne pouvaient, sous
peine de mort, goûter à celui-là. S’ils triomphaient
de l’épreuve, ils seraient finalement soustraits à la
puissance de l’ennemi, et demeureraient à
perpétuité dans la faveur de Dieu.
Il n’existe pas de gouvernement sans lois.
L’une des conditions indispensables de l’existence
de l’homme était, en sa qualité de sujet,
l’obéissance aux lois de Dieu. Adam aurait pu être
créé incapable de les transgresser. Le Créateur
aurait pu empêcher sa main de toucher au fruit
défendu. Privé de la faculté de choisir, l’homme
n’aurait pas été un être libre, mais un simple
automate. Son obéissance aurait été forcée et non 41
volontaire. Adam n’aurait pas pu se former un
caractère. D’ailleurs, ce système eût été contraire
aux voies de Dieu à l’égard des habitants des autres
mondes, et ce mode d’existence, indigne d’un être
intelligent, eût fortifié l’accusation d’arbitraire
lancée par Satan contre le gouvernement divin.
Dieu avait fait l’homme droit, doué de nobles
facultés, et sans penchant au mal. Il l’avait gratifié
d’une haute intelligence: tout l’engageait à
demeurer fidèle à son Créateur. Une obéissance
parfaite et perpétuelle, telle était la condition d’une
éternelle félicité. A ce prix, il pouvait avoir libre
accès à l’arbre de vie.
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La creation Pt2

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:55

La demeure de nos premiers parents devait
servir de modèle à celles de leurs descendants, au
fur et à mesure que ceux-ci prendraient possession
de la terre. Ce foyer, orné par la main de Dieu,
n’était pas un palais. Dans leur vanité, les hommes
se plaisent à habiter des demeures somptueuses. Ils
mettent leur gloire dans les ouvrages de leurs
mains. Mais Dieu plaça Adam dans un jardin. Ce
jardin, qui devait lui servir d’habitation, avait pour 42
dôme le ciel bleu, pour plancher un tapis de
verdure émaillé de fleurs délicates, et pour dais les
branches feuillues d’arbres majestueux. Aux parois
étaient suspendus comme ornements les
magnifiques produits du divin Artiste. Ce décor
offert au premier couple dans son innocence
renferme une leçon pour les hommes de tous les
temps. Le vrai bonheur n’est pas dans les
satisfactions de la vanité et du luxe, mais dans la
communion avec Dieu, au sein de ses œuvres
admirables. Si les hommes recherchaient moins
l’artificiel et cultivaient davantage la simplicité, ils
répondraient beaucoup mieux au plan divin à leur
égard. L’ambition et l’orgueil ne sont jamais
satisfaits. Les vrais sages trouvent des jouissances
aussi réelles que pures dans les biens que Dieu a
mis à la portée de tous.
Les habitants de l’Éden reçurent la charge du
jardin « pour le cultiver et pour le garder ». Cette
occupation saine et agréable n’avait rien de
pénible. Dieu a donné à l’homme le bienfait du
travail pour occuper son esprit, fortifier son corps
et développer ses facultés. L’activité mentale et 43
physique à laquelle Adam se livrait était pour lui
une des plus douces joies de son existence, avant et
même après la perte du Paradis, obligé qu’il fut
ensuite de demander son pain quotidien à un sol
devenu ingrat. Ce même travail, quoique bien
différent des agréables devoirs de l’Éden, fut pour
lui une sauvegarde contre la tentation et une source
de bonheur.
Ceux qui considèrent comme un fléau le
travail, accompagné aujourd’hui de lassitude et de
douleur, commettent une erreur. Ceux qui n’ont
que du mépris pour la classe ouvrière, comprennent
bien mal le but de Dieu en créant l’homme. Que
sont les terres et les biens des plus opulents, à côté
du domaine dévolu à notre noble ancêtre? Et
pourtant, Adam ne devait pas rester oisif. Le
Créateur, qui sait de quoi le bonheur est fait, lui
assigna sa tâche. Il n’y a que les hommes et les
femmes qui travaillent qui sachent ce qu’est la
vraie joie de vivre. Les anges eux-mêmes, envoyés
de Dieu pour exercer leur ministère auprès des
enfants des hommes, sont très occupés. Nulle part
le Créateur n’a pourvu à la pratique dégradante de 44
l’indolence.
S’ils restaient fidèles à Dieu, Adam et sa
compagne gouverneraient la terre, investis d’une
autorité suprême sur tous les êtres vivants. Le lion
et l’agneau jouaient paisiblement autour d’eux, ou
se couchaient côte à côte à leurs pieds. Au-dessus
de leur tête, les oiseaux voltigeaient sans crainte. A
leur ramage, vraie action de grâces à l’adresse du
Père et du Fils, nos premiers parents unissaient leur
voix.
Adam et Ève n’étaient pas seulement les
heureux enfants de leur Père céleste; ils étaient ses
élèves, et jouissaient des leçons de sa sagesse
infinie. Bien qu’honorés de la visite des anges, ils
conversaient avec le Créateur qu’ils contemplaient
sans voile. L’arbre de vie leur donnait une santé
florissante. Leur intelligence n’était que peu
inférieure à celle des anges. Les mystères de
l’univers visible, « œuvre admirable de celui dont
la science est parfaite » (Job 37:16), étaient pour
eux une source inépuisable d’instruction et de
délices. Les lois et les opérations de la nature qui, 45
depuis six mille ans, sont pour l’homme un objet
d’étude, leur étaient dévoilées par l’Architecte et
Conservateur de toutes choses. Ils parlaient avec
les fleurs, les feuilles et les arbres, et comprenaient
les secrets de leur existence. Depuis le puissant
léviathan se jouant dans les eaux jusqu’au ciron
imperceptible flottant dans un rayon de soleil,
toutes les créatures vivantes leur étaient familières.
A chacune, Adam avait donné un nom. Il
connaissait sa nature et ses habitudes.
Les gloires du firmament, les mondes
innombrables et leurs révolutions, « le balancement
des nuages » (Job 37:16), les mystères de la
lumière et du son, du jour et de la nuit, tels étaient
les sujets d’étude de nos premiers parents. Sur
chaque feuille de la forêt, sur chaque pierre de la
montagne, sur chaque étoile scintillante, partout:
sur la terre, dans les airs et dans les cieux, ils
voyaient inscrit le nom de Dieu. L’ordre et
l’harmonie de la création leur révélaient une
puissance et une sagesse infinies. A chaque pas, ils
découvraient quelque merveille qui leur inspirait
un amour plus profond, et leur arrachait de 46
nouvelles actions de grâces.
Dans la pensée du Créateur, si Adam et Ève
demeuraient fidèles à la loi divine, leurs facultés
d’apprendre, de jouir et d’aimer ne devaient cesser
de grandir. De nouveaux trésors de connaissances,
de nouvelles sources de bonheur, des perceptions
toujours plus claires de l’indéfectible et
incommensurable amour de Dieu, devaient être
leur doux partage.
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Le deluge Pt1

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:56

Chapitre 7
Le déluge
Aux jours de Noé, par suite de la désobéissance
d’Adam et du meurtre de Caïn, une double
malédiction reposait sur la terre. Mais la surface du
globe était restée intacte. Malgré divers signes de
détérioration, la nature conservait sa richesse et sa
beauté primitives. Les collines étaient couronnées
d’arbres majestueux autour desquels s’enlaçaient
les sarments prolifères de la vigne. Les plaines,
semblables à de vastes jardins, étaient tapissées de
verdure et embaumées de mille fleurs. Une grande
variété d’arbres fruitiers donnaient des récoltes
presque illimitées. Les arbres de haute futaie
surpassaient en dimensions, en beauté et en
symétrie les plus superbes échantillons
d’aujourd’hui. Leur fibre, aux veines serrées et
presque aussi dures que la pierre, semblait
indestructible. L’or, l’argent, les pierres précieuses
abondaient. 124
Le genre humain n’avait que peu perdu de sa
vigueur primitive. Quelques générations seulement
s’étaient succédé depuis qu’Adam avait mangé de
l’arbre qui prolongeait la vie. La longévité de
l’homme se mesurait encore par siècles. Si cette
race de multi-centenaires avait répondu au but de
son existence et consacré ses ressources inouïes
d’intelligence et de force physique à des entreprises
ayant en vue le service de Dieu, le monde eût
retenti de la gloire du Créateur. Mais il n’en était
rien. De nombreux géants renommés pour leur
sagesse, et dont les ouvrages admirables faisaient
l’étonnement de leurs contemporains, n’étaient pas
moins notoires par leur dérèglement que par leur
génie.
Les dons magnifiques dont Dieu avait gratifié
les antédiluviens ne servaient qu’à leur gloire
personnelle. Appréciés pour eux-mêmes et sans
égard au donateur, ces bienfaits se transformaient
en malédiction. L’or, l’argent, les pierres et les bois
fins entraient dans la construction de résidences
somptueuses où chacun cherchait à éclipser son
voisin. L’homme ne visait qu’à satisfaire son 125
orgueil. La vie s’écoulait dans le divertissement et
le crime. De l’indifférence envers Dieu, on était
bien vite venu à nier son existence. La nature était
adorée à la place du Dieu de la nature. On
encensait le génie humain, on glorifiait ses
ouvrages et on apprenait aux enfants à se
prosterner devant des images taillées.
C’était sur de vertes pelouses, à l’ombre
d’arbres vénérables ou en de vastes bosquets au
feuillage toujours vert, qu’on érigeait les autels des
faux dieux. Ces bosquets étaient entourés de
jardins somptueux où s’étalaient des avenues
bordées d’arbres fruitiers de toutes les variétés,
ornées de statues et agrémentées de tout ce qui
pouvait plaire aux sens, satisfaire la volupté et
entraîner à l’idolâtrie.
En bannissant Dieu de leurs pensées et en
adorant les œuvres de leur imagination, les
hommes devenaient de plus en plus terre à terre. «
Ceux qui les fabriquent, dit le Psalmiste, et tous
ceux qui se confient en elles, leur deviendront
semblables. » (Psaumes 115:Cool Une loi de l’esprit 126
humain veut que l’on se transforme à l’image de ce
que l’on contemple. L’homme ne s’élève pas plus
haut que ses conceptions de la vertu. En attribuant
à leurs faux dieux les vices et les passions
humaines, l’idéal de ces idolâtres s’abaissait de
plus en plus.
« L’Éternel vit que la méchanceté de l’homme
était grande sur la terre, et que toutes les pensées de
son cœur étaient chaque jour dirigées vers le mal.
... La terre s’était corrompue devant Dieu, et elle
était remplie de crimes. » (Genèse 6:5, 11) La loi
que Dieu avait donnée aux hommes comme règle
de conduite était violée, et tous les forfaits
imaginables étaient à l’ordre du jour. L’iniquité
abondait, la justice était foulée aux pieds, et les cris
des opprimés parvenaient jusqu’au ciel. Au sein de
la dépravation générale, Méthusélah, Noé et
d’autres s’efforçaient en vain de conserver la
connaissance du vrai Dieu et d’endiguer la marée
du mal.
Contrairement à l’ordre divinement établi dès
le commencement, la polygamie avait de très 127
bonne heure fait son apparition. La volonté de Dieu
à cet égard s’était manifestée par le fait qu’il
n’avait doté Adam que d’une femme. Mais, peu
après la chute, les hommes avaient donné libre
cours à leurs coupables désirs, et récoltaient
maintenant une moisson grandissante de
souffrances et de misères. Ni le mariage ni la
propriété n’étaient respectés. Celui qui convoitait
les femmes ou les biens de son prochain les lui
prenait de force, et se glorifiait de ses prouesses.
On se faisait une joie d’abattre des animaux et de
se repaître de leur chair. L’homme devenant ainsi
de plus en plus cruel et sanguinaire, la vie humaine
était sacrifiée avec une incroyable indifférence. Le
monde était encore dans son enfance, et l’iniquité
était déjà si répandue et si invétérée que le ciel ne
put le supporter davantage.
Dieu déclara: « J’exterminerai de la surface de
la terre l’homme que j’ai créé. » (Genèse 6:7) Mon
esprit ne sera pas toujours en lutte avec une race
coupable. Si les hommes ne cessent de souiller la
terre et de prostituer les trésors que j’ai répandus
sur elle à profusion, je balaierai hommes et bêtes;128
je détruirai toute végétation et toute nourriture. La
beauté de la nature ne sera plus que désolation et
que ruine.
Cent vingt ans avant le déluge, Dieu fit
connaître par un ange son intention à Noé, et lui
ordonna de construire une arche. Pendant ce temps,
il devait annoncer au monde que Dieu allait
envoyer sur la terre un déluge qui engloutirait les
méchants. Ceux qui accepteraient son message et
se convertiraient obtiendraient le pardon et seraient
sauvés du cataclysme. Avant Noé, ce même
message avait déjà été communiqué à Hénoc et à sa
famille. Méthusélah et ses fils, contemporains de
Noé, l’entendirent à nouveau et travaillèrent à la
construction de l’arche.
Dieu donna lui-même à Noé les dimensions
exactes de cette arche, ainsi que d’autres directives
très détaillées. La sagesse humaine aurait été
incapable de concevoir un bâtiment d’aussi vastes
proportions et d’une pareille résistance. Si Noé le
construisit, Dieu en fut l’architecte. Semblable à un
navire quant à sa carène, de manière à pouvoir 129
flotter sur l’eau, il ressemblait à d’autres égards à
une maison d’habitation. L’arche avait trois étages
et une seule porte, placée sur le côté. La lumière y
pénétrait par l’étage supérieur, les diverses parties
de l’édifice étant aménagées de telle façon qu’elles
étaient toutes éclairées par la même ouverture. Les
matériaux employés à sa construction étaient le
bois de gopher ou cyprès résineux, capable de
résister aux ravages du temps durant des siècles.
L’érection de cet immense bâtiment fut lente et
laborieuse. Malgré la force herculéenne des
hommes de cette époque, l’énorme dimension des
arbres et la consistance du bois exigèrent un labeur
beaucoup plus long qu’aujourd’hui. Rien ne fut
négligé, humainement parlant, pour donner à cette
entreprise toute la perfection possible. Néanmoins,
l’arche n’aurait pu, telle qu’elle était, braver
l’orage qui allait se déchaîner sur la terre. Dieu seul
pouvait protéger ses serviteurs au milieu des
éléments.
« C’est par la foi que Noé, divinement averti de
ce qu’on ne voyait pas encore, et pénétré d’une
pieuse crainte, bâtit l’arche pour sauver les siens; 130
par elle il condamna le monde, et devint héritier de
la justice qui vient de la foi. » (Hébreux 11:7) A
tous les spectateurs, l’œuvre prouvait la sincérité
de Noé, ainsi que l’authenticité de son message.
Chaque coup de marteau rendait témoignage de sa
foi. Il donna au monde un exemple de ce que
signifie prendre Dieu au mot. Tout ce que Noé
possédait fut investi dans cette construction. De
toutes les directions, des multitudes vinrent
contempler cette gigantesque embarcation érigée
sur terre ferme, et entendre les paroles ferventes et
convaincues du singulier prédicateur.
Touchés et remués par ses avertissements, un
grand nombre de ses auditeurs parurent se joindre à
lui. Mais leur conversion était superficielle. Ils ne
voulaient pas abandonner leurs péchés. Le temps
qui s’écoula avant l’arrivée du déluge démontra la
fragilité de leur foi. Ils se laissèrent entraîner par
l’incrédulité générale, et finirent par retourner à
leurs anciennes coutumes. Rejetant la voix de la
miséricorde et le solennel message de Noé, ils
furent bientôt ses plus hardis détracteurs. Nul ne va
si loin dans le mal que celui qui, après avoir reçu la 131
lumière, repousse les appels du Saint-Esprit.
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Le deluge Pt2

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:58

Les hommes de cette génération n’étaient pas
idolâtres dans toute l’acception du terme. Un grand
nombre d’entre eux se disaient adorateurs du vrai
Dieu, et prétendaient que leurs idoles n’étaient
qu’une représentation de la divinité et les aidaient à
la concevoir plus nettement. Tels étaient les
premiers et les plus notables adversaires de la
prédication de Noé. Représentant Dieu par des
objets matériels, ils étaient aveuglés sur sa majesté,
sa puissance et la sainteté de son caractère, aussi
bien que sur la nature sacrée et immuable de ses
exigences. Le péché leur paraissait de moins en
moins grave, et ils en étaient venus à croire que la
loi divine n’était plus en vigueur. Il est contraire au
caractère de Dieu, disaient-ils, de châtier les
malfaiteurs, et nous nous refusons à penser qu’une
catastrophe viendra frapper la terre. Si les hommes
de cette génération avaient obéi à la loi divine, ils
auraient reconnu la voix du Créateur dans les
avertissements de son serviteur. Mais leur
obstination les avait préparés à prendre Noé pour
un imposteur ou un illuminé. 132
Du côté de la vérité, on ne voyait ni la
multitude ni la majorité. Le monde s’était ligué
contre la justice de Dieu et contre ses lois. Lors de
la tentation d’Ève par Satan, ce dernier avait dit: «
Vous ne mourrez certainement pas. » (Genèse 3:4)
Les hommes sages et honorés de l’époque de Noé
répétaient le même refrain: « Les menaces du ciel
ont pour but de nous intimider; elles ne se
vérifieront jamais. Ne vous alarmez pas: la
destruction du monde par le Dieu qui l’a fait et le
châtiment des êtres qu’il a créés n’auront jamais
lieu. Tranquillisez-vous; ne craignez rien, Noé est
un fou et un fanatique. » Et les épigrammes de
pleuvoir sur la tête du vénérable vieillard. Loin de
s’humilier, les foules persistaient dans la
désobéissance et l’iniquité, comme si Dieu n’avait
point parlé par son serviteur.
Noé, cependant, solide comme le roc, opposait
au mépris et à la dérision des foules une fermeté et
une fidélité inébranlables. Durant cent vingt ans,
soutenu par une force irrésistible émanant de sa
communion avec Dieu, sa parole, écho du Tout-133
Puissant, fit entendre à cette génération l’approche
d’événements qui, à vues humaines, paraissaient
impossibles.
Ses contemporains assuraient que les lois de la
nature étaient immuables: témoin le retour
invariable des saisons et le fait que les fleuves
avaient toujours porté leurs eaux à la mer.
D’ailleurs, la terre étant fertilisée par la brume ou
la rosée, on n’avait jamais vu de pluie. Ces
logiciens n’oubliaient qu’une chose: cette
régularité était due à celui qui avait dit à la mer: «
Tu viendras jusqu’ici, et tu n’iras pas plus loin. »
(Job 38:11)
Les années s’écoulant sans amener de
changements apparents dans la nature, ceux qui
avaient senti l’aiguillon de la peur commencèrent à
se rassurer. Comme beaucoup de gens à notre
époque, ils pensaient que la nature est supérieure
au Dieu de la nature, et que Dieu lui-même ne peut
modifier ses inflexibles lois. Arguant que si la
prédiction de Noé était correcte, notre globe serait
jeté dans un état de perturbation, ils concluaient et 134
faisaient croire au monde que ce message n’était
qu’une mystification. S’il y avait un mot de vérité
dans ce que disait Noé, observait-on, nos savants
s’en apercevraient. Et pour marquer leur mépris de
l’avertissement divin, ils se livraient de plus en
plus aux plaisirs. On mangeait, on buvait, on
plantait, on bâtissait. On lançait des entreprises que
le temps devait rendre très fructueuses. Et pour
bien montrer que l’on n’éprouvait aucune crainte
de l’Être suprême, on se vautrait dans l’iniquité
avec plus de hardiesse que jamais.
Si les antédiluviens avaient accepté
l’avertissement qui leur était adressé, Dieu aurait
détourné d’eux son courroux, comme il le fit plus
tard pour Ninive. Hélas! leur résistance obstinée
aux cris de la conscience et aux supplications du
prophète de Dieu combla la mesure de leur
culpabilité, et leur destruction devint irrévocable.
Les jours de grâce prenaient fin. Noé s’était
strictement conformé aux directives du Seigneur.
L’arche, complètement terminée, était
approvisionnée d’aliments pour hommes et bêtes. 135
Alors le serviteur de Dieu adressa à ses
contemporains un dernier et suprême appel. Avec
une ferveur inexprimable, il les adjura de profiter
du refuge qui leur était offert. Une fois encore, ses
paroles ne soulevèrent que railleries et ricanements.
Mais soudain, sur la foule narquoise tombe un
grand silence. Des monts et des forêts, on voit
s’avancer paisiblement vers l’arche une troupe
d’animaux composée de bêtes sauvages et
domestiques. En même temps, on entend un
bruissement comme celui d’un vent impétueux, et
que voit-on? Dans un ordre parfait, des oiseaux
innombrables, à obscurcir le soleil, viennent de
toutes les directions. Tandis que les hommes
résistent, insensibles aux ordres du Très-Haut, les
animaux entrent dans l’arche, deux à deux, par
espèce, ou à raison de sept couples pour les
animaux purs. On contemple cette scène avec une
admiration mêlée de stupeur. Les philosophes sont
requis de donner une explication du phénomène.
Mais en vain, car ce mystère les dépasse.
D’ailleurs, les hommes se sont endurcis à tel point
que cette scène ne produit sur eux qu’une
impression passagère. Le soleil brille dans tout son 136
éclat, la terre comme auparavant étale sa splendeur.
En conséquence, comme pour braver et hâter la
colère divine en marche, on retourne aux
dissipations et aux violences.
Noé entend alors cet ordre: « Entre dans
l’arche, toi et toute ta famille; car j’ai vu que tu es
juste devant moi, au milieu de cette génération. »
(Genèse 7:9, 1) Si les avertissements du patriarche
n’avaient pas produit l’effet voulu sur le monde, ils
avaient convaincu sa famille. Sa fidélité et sa
loyauté étaient récompensées par le salut de tous
les siens. Quel encouragement pour les parents
fidèles!
La miséricorde divine cessa de plaider pour une
race coupable. Les bêtes des champs et les oiseaux
du ciel ayant trouvé un lieu de refuge, Noé et sa
famille entrèrent dans l’arche. « Alors l’Éternel
ferma la porte de l’arche sur lui. » On vit un éclair;
une nuée éblouissante descendit du ciel et se tint
devant l’entrée de l’arche. La porte, si massive que
les hommes de l’intérieur n’auraient pu la fermer,
fut ébranlée par des mains invisibles, et roula 137
lentement sur ses gonds. Ainsi, tandis que Noé était
à l’abri, les contempteurs de la grâce restaient sans
protection. Cette porte était scellée par Dieu, qui
seul pouvait la rouvrir. Ainsi sera fermée celle de
la miséricorde, lorsque Jésus, avant son retour sur
les nuées du ciel, cessera son intercession en faveur
des coupables. Alors la grâce divine ne freinant
plus les méchants, ils seront livrés à la merci de
Satan. Aussi se proposeront-ils d’exterminer le
peuple de Dieu. Mais, de même que Noé dans
l’arche, les justes seront protégés par le ToutPuissant.
Sept jours s’écoulèrent sans qu’on aperçût le
moindre signe de l’orage qui approchait. Tandis
qu’au dehors s’agitait une multitude triomphante,
la foi de Noé et de sa famille fut mise à rude
épreuve. Ce délai apparent confirmait les
incrédules dans la croyance que Noé était victime
d’une hallucination, et que le déluge était un
mythe. Oubliant le spectacle troublant des oiseaux
et des animaux qui s’étaient réfugiés spontanément
dans l’arche, et celui de la porte qu’on avait vu se
fermer mystérieusement, les rires, les orgies et les 138
danses reprirent de plus belle. On osa même
ridiculiser les manifestations de la puissance
divine, et la foule, réunie autour de l’arche, se mit à
narguer ses hôtes avec une insolence inconnue
jusqu’alors.
Au huitième jour, cependant, de sombres
nuages obscurcirent le ciel. Le tonnerre gronda, les
éclairs sillonnèrent le firmament, et bientôt de
grosses gouttes de pluie s’abattirent sur la terre. A
ce spectacle tout nouveau, la foule, frappée
d’effroi, se demandait secrètement: « Serait-il vrai
que Noé ait raison, et que l’humanité soit vouée à
la destruction? » Cependant, le ciel devenait de
plus en plus sombre et les rafales de pluie se
succédaient, de plus en plus abondantes. En proie à
une folle terreur, les animaux erraient en tous sens,
et semblaient, par leurs cris discordants, se
lamenter sur leur destinée et celle de l’humanité.
Alors, « toutes les sources du grand abîme et les
écluses des cieux s’ouvrirent ». L’eau descendit
des nuages en véritables cataractes. Les fleuves
débordants inondèrent les vallées. Des trombes
d’eau sortant du sein de la terre avec une force 139
indescriptible projetèrent à cent et deux cents
mètres de hauteur des masses de rochers qui, en
retombant, s’enfoncèrent profondément dans la
terre.
Les hommes contemplèrent tout d’abord la
destruction des ouvrages de leurs mains. Leurs
somptueuses demeures, ainsi que les jardins et les
bosquets délicieux où ils avaient érigé leurs autels
idolâtres, furent anéantis par la foudre, qui en
dispersa les débris. Les autels sur lesquels on
offrait des sacrifices humains ayant disparu, leurs
adorateurs purent voir, en tremblant, la puissance
du Dieu vivant semer la destruction sur les objets
de leur égarement.
La fureur de l’orage allait en augmentant.
Arbres, constructions, rochers et bancs de terre
étaient projetés dans toutes les directions. Plus haut
que le rugissement de la tempête s’élevaient les
clameurs déchirantes des multitudes qui avaient
renié l’autorité de Dieu. Satan lui-même, contraint
de rester au milieu des éléments déchaînés, n’était
pas sans crainte pour sa propre existence. Frustré 140
de la joie de conduire à son gré une race d’hommes
puissants et de l’espoir de la voir poursuivre ses
abominations et sa révolte contre le Roi du ciel, il
se répandait en imprécations contre ce qu’il
appelait l’injustice et la cruauté de Dieu.
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Le deluge Pt3

Message  Admin le Sam 15 Sep - 20:59

De même, certains hommes blasphémaient
Dieu, et ils l’auraient volontiers renversé de son
trône s’ils l’avaient pu. D’autres, éperdus de
terreur, tendaient leurs mains vers l’arche, en
implorant ses hôtes de les recevoir. Leur
conscience, tardivement réveillée, leur disait qu’il
y a un Dieu qui gouverne l’univers. En vain, à
grands cris, ils s’adressaient à lui: ses oreilles
étaient fermées à leurs supplications. A cette heure
néfaste, ils reconnaissaient que la cause de leur
ruine était leur désobéissance à une loi sainte et
bonne. Le mobile de cette confession était la
crainte du châtiment et non un véritable repentir, ni
une vraie horreur du mal. Si la punition s’était
arrêtée, ils auraient recommencé à insulter le ciel.
Ainsi, lorsque les jugements de Dieu fondront sur
la terre, les injustes sauront qu’ils expient leurs
violations de la loi de Dieu. Mais ils n’éprouveront 141
pas de remords plus sincères que les pécheurs de
l’ancien monde.
Dans leur désespoir, quelques-uns s’efforçaient
de pénétrer dans l’arche. D’autres, qui s’y
cramponnaient, étaient bientôt emportés par le
remous des eaux ou par le choc des arbres et des
rochers. Battue par les vents impitoyables et
secouée par les vagues, l’immense embarcation,
frissonnant de toute sa masse, n’en continuait pas
moins à cingler au milieu des éléments en
démence. Des anges puissants étaient là pour la
protéger.
A l’intérieur de l’arche, les bêtes trahissent par
leurs cris une douloureuse angoisse. A l’extérieur,
devant l’horreur de la tempête, les bêtes des
champs et des forêts accourent affolées auprès des
humains, comme pour leur demander secours et
protection. Quelques-uns montent avec leurs
enfants sur le dos de certains animaux puissants
doués d’une vitalité tenace, et les dirigent vers les
hauteurs, dans l’espoir d’échapper ainsi aux eaux
grossissantes. D’autres, escaladant les collines et142
les monts, grimpent au sommet d’arbres énormes,
mais ceux-ci sont arrachés et projetés avec leur
cargaison vivante au milieu des vagues écumantes.
Et les eaux montent, montent sans cesse. L’un
après l’autre, tous les lieux qui avaient paru
promettre un sûr abri sont inondés. Les gens qui
ont cherché un dernier refuge sur les plus hautes
cimes y disputent aux animaux une parcelle de
terre ferme pour être bientôt, avec eux, emportés
par les éléments déchaînés. Et maintenant, des plus
hauts sommets, on n’aperçoit plus qu’une mer sans
rivages.
Alors le message de Dieu ne semble plus une
plaisanterie aux hommes qui l’ont méprisé.
Combien ceux-ci apprécieraient une seule heure de
grâce, un seul appel des lèvres de Noé! Mais la
douce voix de la miséricorde s’est tue. D’ailleurs,
ce n’était pas seulement la justice de Dieu, mais
aussi son amour qui appelait ses jugements à
mettre un frein à l’iniquité débordante.
« C’est ainsi que le monde d’alors périt
submergé par l’eau du déluge. Mais les cieux et la 143
terre d’à présent sont gardés par cette même parole
et réservés pour le feu qui doit les consumer au
jour du jugement et de la destruction des hommes
impies. » (2 Pierre 3:5-7) Un autre orage
s’approche. Une fois encore, la colère de Dieu
frappera la terre et détruira le péché avec les
pécheurs. L’iniquité qui perdit les antédiluviens
règne actuellement dans le monde. Les hommes
ont banni de leur cœur la crainte de Dieu. Sa loi est
traitée avec indifférence, sinon avec mépris. La
mondanité effrénée de notre génération ne le cède
en rien à celle qui caractérisait le temps de Noé.
Cela a été prédit: « Dans les jours qui précédèrent
le déluge, on mangeait et on buvait, on se mariait et
on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra
dans l’arche, et les hommes ne s’avisèrent de rien
jusqu’au moment où vint le déluge qui les emporta
tous. Il en sera de même à l’avènement du Fils de
l’homme. » (Matthieu 24:38, 39)
Par ces paroles, Jésus n’entendait pas
condamner les antédiluviens de ce qu’ils
mangeaient ou buvaient. C’est lui qui leur avait
donné à profusion les fruits de la terre pour 144
subvenir à leurs besoins physiques. Où ils
péchaient, c’était en usant de ces bienfaits sans
gratitude envers celui qui les leur prodiguait, et en
se livrant sans retenue à la satisfaction de leurs
appétits. Il était légitime de se marier, puisque le
mariage remonte à la création du monde, et que
Dieu, son auteur, l’a entouré de dispositions
destinées à en conserver la beauté et la sainteté.
Mais ces règles avaient été oubliées et le mariage
avait été perverti et transformé en un moyen
d’assouvir les passions.
Aujourd’hui, nous sommes témoins d’un même
état de choses. L’appétit règne en maître. On voit
des gens qui se disent disciples de Jésus-Christ, qui
occupent une place honorable dans l’Église,
manger et boire avec les mondains jusqu’à
l’intempérance. On ne s’aperçoit pas qu’avec des
facultés mentales et spirituelles émoussées, on
s’expose à succomber aux passions inférieures. Des
multitudes de gens, ne reconnaissant aucune
obligation morale de maîtriser les désirs sensuels,
deviennent esclaves de leurs convoitises. On ne vit
que pour la satisfaction des sens et l’on borne ses145
pensées à la vie présente. Dans toutes les couches
sociales, le luxe, la parade, le gaspillage sont à
l’ordre du jour. La justice et la probité sont
sacrifiées à l’amour de l’argent. Les pauvres sont
opprimés, et la vente des « corps et des âmes
d’hommes » va son train. Le vol, la fraude et la
concussion s’installent sans pudeur en haut lieu
comme dans les bas-fonds de la société.
Les organes de la presse pullulent en récits
d’homicides perpétrés sans raison et de sang-froid,
comme si tout sentiment d’humanité avait disparu.
Ces atrocités sont même devenues si fréquentes,
que c’est à peine si leur répétition soulève encore
des commentaires ou éveille la surprise.
L’esprit d’anarchie qui fermente chez tous les
peuples, et dont les explosions intermittentes font
frémir le monde, nous donne une idée de la
violence du feu qui, le moment venu, éclatera,
couvrant notre terre de ruines et de désolation. Le
tableau du monde antédiluvien que nous a laissé la
Parole inspirée ne dépeint que trop parfaitement la
condition vers laquelle marche à grands pas la 146
société moderne. Les crimes perpétrés
journellement dans nos pays réputés chrétiens sont
aussi hideux et révoltants que ceux qui amenèrent
l’extermination des pécheurs de l’ancien monde.
Avant la catastrophe, Dieu chargea Noé
d’avertir sa génération pour qu’elle se convertisse
et échappe à la destruction. De même aujourd’hui,
le second avènement du Seigneur étant à la porte,
Dieu envoie ses serviteurs porter un avertissement
au monde pour lui donner l’occasion de s’y
préparer. Les multitudes qui ont vécu dans la
violation de la loi divine sont maintenant invitées,
miséricordieusement, à obéir à ses préceptes
sacrés. Le pardon est offert à tous ceux qui
voudront abandonner le péché par la conversion
envers Dieu et la foi en Jésus-Christ. Hélas! les
foules vivent en désaccord avec les purs principes
du gouvernement de Dieu. Elles jugent trop grand
le sacrifice qui leur est demandé, rejettent
l’avertissement et nient l’autorité de la loi divine.
De la grande population de la terre au temps de
Noé, huit âmes seulement acceptèrent l’appel de 147
Dieu. Après avoir averti le monde de sa destinée, le
prédicateur de la justice dut voir son message
méprisé et rejeté. Il n’en va pas autrement
aujourd’hui. Avant de punir, le Législateur invite
les transgresseurs à revenir à l’obéissance. Mais
pour la majorité, ces avertissements sont en pure
perte. L’apôtre Pierre l’a prédit: « Dans les derniers
jours, il viendra des moqueurs pleins de railleries,
vivant au gré de leurs propres convoitises; et ils
diront: Où est la promesse de son avènement? Car,
depuis que nos pères sont morts, tout demeure dans
le même état que depuis le commencement du
monde. » (2 Pierre 3:3, 4) On entend fréquemment
répéter ces mêmes paroles, non seulement de la
bouche des pécheurs avérés, mais aussi du haut de
la chaire chrétienne: « Nulle raison de s’alarmer,
dit-on. Avant le retour du Seigneur, le monde se
convertira, et la justice régnera sur la terre durant
mille ans. Paix! paix! tout demeure dans le même
état que depuis le commencement. Que nul ne se
laisse effrayer par les alarmistes. »
Mais cette façon de parler est en désaccord
avec l’enseignement de Jésus et de ses apôtres. 148
Écoutons cette question significative posée par le
Maître: « Quand le Fils de l’homme viendra,
trouvera-t-il de la foi sur la terre? » (Luc 18:Cool Et,
comme on l’a vu, il annonce que la condition du
monde sera la même qu’au temps de Noé. De son
côté, l’apôtre Paul nous avertit qu’aux approches
de la fin, on sera témoin d’une surenchère de la
méchanceté: « Or, l’Esprit dit expressément que
dans les temps à venir, quelques-uns se
détourneront de la foi pour s’attacher à des esprits
séducteurs et à des doctrines de démons. » (1
Timothée 4:1) Il ajoute que, « dans les derniers
jours, il surviendra des temps difficiles » (2
Timothée 3:1). Puis il dresse un catalogue
saisissant des péchés qui séviront parmi ceux qui «
garderont l’apparence de la piété ».
Au moment où leur temps de grâce tirait à sa
fin, les antédiluviens s’abandonnaient aux
divertissements et à de folles réjouissances. De
crainte que les populations ne fussent
impressionnées par l’ultime avertissement, les gens
influents s’évertuaient à les retenir dans une ronde
de plaisirs. Ne voit-on pas la même chose se 149
répéter de nos jours? Au moment même où les
serviteurs de Dieu font entendre le message final,
le monde s’absorbe dans une succession
continuelle de distractions et de fêtes qui effacent
l’idée de Dieu et empêchent l’homme de réfléchir
aux vérités qui seules peuvent le préserver d’une
destruction imminente.
Aux jours de Noé, les philosophes affirmaient
qu’il était impossible que le monde fût détruit par
l’eau. Aujourd’hui, des hommes de science croient
pouvoir démontrer que notre monde ne peut périr
par le feu, attendu que ce serait contraire aux lois
de la nature. Ils ignorent que le Dieu de la nature,
auteur et conservateur de ces lois, peut utiliser
l’œuvre de ses mains selon qu’il le juge à-propos.
C’est lorsque les sages et les hommes
renommés eurent prouvé, à leur satisfaction, que la
destruction du globe par un déluge était une
impossibilité; c’est lorsque les craintes des
populations eurent été calmées, et que tous
envisagèrent la prophétie de Noé comme une
aberration, — c’est alors que l’heure de Dieu 150
sonna, et que « toutes les sources du grand abîme et
les écluses des cieux s’ouvrirent » (Genèse 7:11) et
les engloutirent. Trop tard, les hommes
s’aperçurent que leur sagesse et leur orgueilleuse
philosophie n’étaient que folie, que le Législateur
est plus grand que les lois de la nature, et que l’Être
omnipotent n’est pas à court de moyens pour
accomplir ses desseins.
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Le deluge Pt4

Message  Admin le Sam 15 Sep - 21:02

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera
également au jour où le Fils de l’homme sera
manifesté. » (Luc 17:26, 30) « Cependant, le jour
du Seigneur viendra comme un voleur. Alors les
cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés
se dissoudront, et la terre, avec les œuvres qu’elle
renferme, sera consumée. » (2 Pierre 3:10) Lorsque
les déductions philosophiques auront banni toute
crainte des jugements de Dieu; lorsque les maîtres
de la pensée religieuse auront démontré que des
âges de paix nous attendent; lorsque le monde sera
absorbé par un perpétuel retour d’affaires et de
plaisirs, lorsqu’il sera occupé à planter, à festoyer
et à folâtrer, tout en repoussant les divins
avertissements et en persiflant les messagers de 151
Dieu, — c’est à ce moment-là qu’une « ruine
subite les surprendra, et qu’ils n’échapperont point
» (1 Thessaloniciens 5:3). 152
POUR LE LIVRE ENTIER VOIR:
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http://www.bible-tube.com/histoire-du-spiritualisme.php
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Pourquoi Dieu crée des êtres imparfaits ?

Message  Anonyme true le Sam 4 Mai - 4:08

Dieu est parfait et c'est justement la raison pour laquelle Il a créé des êtres qui doivent se perfectionner...On pourrait demander : pourquoi ne pas accorder d'emblée un diplôme à quiconque en fait la demande ?

Anonyme true

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Comment aller au paradis?

Message  Admin le Mer 25 Sep - 18:33

Il faut savoir que en tant qu’êtres humains on ne sait pas grand chose.
Dieu a tout créé Dieu a le droit de juger sa création.
Un enfant qui fait un château dans le sable a le droit de piétiner sa création.
Je pense que ton idée de Dieu est très catolicisee.
Le bien et le mal ce n'est pas vraiment ce que la plupart des gens en France ni même aux Usa ic pensent.
On pense souvent que le mal c'est la fornication, écouter du rap ou rock, ou se mettre a poil, ou quelque truc comme cela.
Le principal que Dieu demandes c'est
1 Qu'on le cherche et qu on découvres qui Il est et qu on l'aimes
2 Qu'on aimes les autres personnes
Ces 2 choses sont beaucoup plus importantes que
garder le sabbat, bien que important, ou que tout acte religieux.
I on aimes les autres on ne vas pas mentir, ni leur voler quoi que ce soit, ni les tuer ni les haïr.
La cause du déluge est que les hommes étaient devenus très egoistes, ne pensaient qu a eux mêmes, voulaient nourrir leur chair et en avaient rien a faire des autres.
Il faut savoir qu'au moment du déluge la plupart des gens etaint religieux !
Religieux ne veut rien dire.


 pourquoi ne pas accorder d'emblée un diplôme à quiconque en fait la demande ?
Si on suis ce que dit la Bible si on passe du temps avec Dieu en prière Il donne la puissance d’éliminer l’égoïsme petit a petit, cela s’appelle la sanctification.
En fait c'est très facile pour aller au paradis
Sois ami de Dieu passe du temps avec Lui, et aimes les autres, même les ennemis.
Âpres les détails sont dans la Parole de Dieu
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Re: pourquoi le déluge

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